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Bonjour et bienvenue sur ce blog. Ce blog est d'abord destiné aux passionnés du Puy du Fou®. Vous ; oui ; vous là, vous ne connaissez pas le Puy du Fou® ? Le Puy du Fou® est tout d'abord un domaine seigneurial doté d'un grand passé. Un lieu chargé d'Histoire, de l'antiquité aux guerres de Vendée en passant par le moyen-age et la renaissance. Depuis 1978, cette Histoire est raconté dans un grand spectacle de nuit vivant : La Cinéscenie®. Dix ans plus tard, un parc de loisir d'un nouveau genre est né sur le même lieu, jouxtant à l'aire scénique de la Cinéscenie®, ce parc retrace l'Histoire de la Vendée et de la France par le biais de nombreux spectacles et animations. Pour découvrir le Puy du Fou® en images, rendez-vous sur le site officiel du Puy du Fou.

vendredi 29 décembre 2006

Le Puy du Fou® s’emballe

Parti sans capitaux, le parc de loisirs vendéen, fort d’une armée de bénévoles et d’une gestion stricte, prospère.
Sur la scène, le cardinal de Richelieu attend sagement la représentation. Mais les trois coups ont à peine retenti que le décor du théâtre éclate, les lustres s’effondrent sur le public et une horde de brigands envahit le bâtiment. Duels à l’épée, cascades à cheval, acteurs surgis de l’assistance et grande fête espagnole, le tout sur un fond d’intrigue amoureuse.
Pour son nouveau spectacle, Mousquetaire de Richelieu, Le Puy du Fou®, le quatrième parc de loisirs français, voit grand : 3 000 fauteuils dans le Grand Carrousel, un théâtre couvert du xviie siècle, 3 000 mètres carrés de façades percées de 72 fenêtres, 40 chevaux. Et un budget, royal, de 10,5 millions d’euros. Bien plus que les 7 millions investis cette année par le Futuroscope voisin pour son attraction Danse avec les robots.
Mais plus rien n’arrête le Puy du Fou®. Son grand spectacle, appelé Cinéscénie®, se joue à guichets ­fermés vingt-huit soirs par saison. Sans réservation, pas de place. L’année dernière, 390 000 personnes s’y sont pressées. Quant au Grand Parc, ouvert en 1989, il a accueilli 798 000 visiteurs en 2005. En hausse constante, le chiffre d’affaires global a atteint 29,9 millions d’euros l’an dernier et enregistré un bénéfice net de 2,5 millions. Pour 1 euro dépensé sur place, 3 euros le sont dans la proche région. On est loin des chiffres de Disneyland, mais loin aussi du gouffre de Vulcania ou des pertes du Futuroscope.
Philippe de Villiers, élu local de droite, n’a plus de fonction au Puy du Fou®, qu’il a créé en 1977. Pourtant, sur place, les querelles demeurent. « Le Puy du Fou® véhicule une idéologie que je ne cautionne pas , martèle Jean Burneleau, élu PS au conseil régional de Vendée. Mais c’est vrai qu’il rapporte à l’économie locale, que tous les hôtels sont pleins en saison, qu’ils n’ont jamais demandé de subventions à la région ni au département et qu’ils n’en touchent pas » , concède-t-il.
A l’origine du succès, un pari sur l’histoire revisitée, accompagnée de légendes et de destins particuliers. Le Puy du Fou® donne du souffle aux spectaculaires courses de chars du Stadium gallo-romain, inspiré du film Ben Hur , ou à l’attaque du Fort de l’an mil par les Vikings. Et ne lésine pas sur les moyens : 3,5 millions d’euros investis en 2003, 5,5 en 2004, 11,7 en 2006. Bien au-delà des normes du secteur, qui oscillent entre 8 et 15 % du chiffre d’affaires.
Le site a su faire de son manque de capitaux, à l’origine, un atout redoutable. Car la Cinéscénie® et le Grand Parc sont restés des associations. Une partie des personnels est bénévole. Et personne ne réclame de ­dividendes. « Cela leur donne une capacité d’investissement considérable » , constate Sophie Huberson, secrétaire générale du Syndicat national des espaces de loisirs, d’attractions et culturels.
S’y ajoute une gestion sans faille. Pour éviter les files d’attente – cauchemar des grands parcs d’attractions en période d’affluence –, chaque spectacle du Parc dispose de 2 500 à 4 000 places. Les prix (25 euros la journée pour un adulte) restent parmi les moins chers. Trois nouveautés apparaissent tous les deux ans. Résultat : 92 % de satisfaits et un taux record de 65 % de personnes qui reviennent dans les trois ans, le double du secteur.
Arrivé comme bénévole à 18 ans, aux débuts du Puy du Fou®, le directeur général du Grand Parc, Laurent Albert, affiche un moral de vainqueur : « Ce ne sont pas les idées qui nous manquent. » Parmi elles, l’accueil de séminaires au Grand Carrousel et, surtout, la construction de structures d’hébergement « thématiques ». « Nous entrerons alors dans le haut de gamme des parcs, pour des séjours d’un, deux ou trois jours » , prévoit le gestionnaire… pas si fou.

Source : challengestempsreel.nouvelobs.com

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